A cette heure tardive de la nuit, j'écoute autant de chansons que j'avais oublié (pourquoi j'oublis les bonnes choses, alors que je m'acharne avec les mauvaises?). J'allume la télé Axell red, Mylène Farmer, Uncle cracker, Sinclair, Noir désir, un peu de nostalgie en cette année naissante.
Ce soir j'ai parlé avec quelqu'un qui m'a dis que j'étais marginale, que je n'avais pas de vie sociale, que je suis une alcoolique, que je ne profite pas de ma vie, que ce n'était pas normal que je ne dorme que deux heures par nuit... Il m'a dis tout ce que je me cachais, tout ce que j'avais besoin d'entendre. Cette personne, qui étrangère avant même mes premières confessions m'a écouté, m'a conseillé une bonne partie de la nuit. Si vous saviez comme ca fais du bien, de vivre un minimum. Après avoir terminé cette conversation avec lui, j'en démarre une autre avec Lui. Je suis dans un état de gaieté mélancolique, je ne suis plus rien, il me le fais comprendre. Il ne m'écoute plus, il ne répond plus, ce que ca me fait mal d'être abandonné. Les gens sont tellement lâches qu'ils n'osent rien dire, ils se cachent derrière des mots, derrière des excuses, ils n'osent pas me dire qu'ils m'ont abandonnés pour tout simplement mieux, parce que je ne suis qu'une passade sur laquelle on peut s'appuyer pour se sentir mieux. Le jour où tous se sentent mieux, il est tout naturel d'oublier, d'effacer, ceux qui vous ont aider. La mode est a l'abandon des souvenirs, écrits, visuels, sentimentaux, plaisez vous dans cette pathétique évolution. Vincent m'a dis ce soir, "il faut que tu aille voir les gens, il faut pas rester dans cet état", il m'a dis que ca lui faisait mal de me sentir aussi triste et mal dans ma peau. Je trouve malheureusement heureux de me faire aider par des inconnus, alors que tant d'autres ne se sont posées la question de comment j'allais vraiment...
Dans quatre heures je vais faire une saignée (que j'adore cette expression) pour le test d'un nouveau traitement, le douzième si je ne me trompe pas. Suis-je bête cela vous est bien égal de savoir si ma santé va bien, étant donné que vous ne vous souciez même pas de ma santé psychologique...! Je vous souhaite de vivre cette année de la facon dont vous la méritée.